Infrastructure commerciale souveraine axée sur l’IA : le maillon manquant de la stratégie d’exportation du Canada
- Chris Papp
- il y a 4 jours
- 6 min de lecture
Le Canada ne manque pas de stratégies commerciales, de feuilles de route ou de missions. Ce qui manque, c’est l’exécution.
Aujourd’hui, environ les trois quarts de nos exportations vont encore vers les États-Unis, et seulement 15 % des PME canadiennes exportent au-delà de nos frontières. Pour un pays qui parle beaucoup de diversification, de résilience et d’engagement dans l’Indo-Pacifique, c’est un écart important. Le problème ne vient pas seulement des politiques — c’est aussi une question d’infrastructure.
Nous avons les accords, les programmes et les enveloppes de financement. Ce qui manque, c’est l’infrastructure qui permet à une PME canadienne typique d’en profiter réellement sans s’épuiser.
C’est exactement cette lacune que TransPacific Trade Nexus (TPTN) a été conçu pour combler.

Le réseau numérique du commerce canadien — propulsé par une infrastructure souveraine et axée sur l’IA
D’un “autre portail” à une véritable infrastructure commerciale souveraine
TPTN n’est pas une application de plus ni un nouveau portail. C’est une infrastructure pour le commerce.
Nous avons conçu cette infrastructure numérique de facilitation du commerce pour :
automatiser la conformité et la documentation à l’exportation ;
simplifier la logistique transfrontalière et les échanges de données ;
permettre un commerce numérique sécurisé et conforme aux normes entre exportateurs, fournisseurs logistiques et systèmes publics.
Concrètement, cela signifie transformer les éléments les plus pénibles et sujets à erreurs — classification SH, règles d’origine, certificats, déclarations, exigences propres aux corridors — en flux de travail guidés et assistés par l’IA.
Au lieu que chaque PME réinvente la roue, TPTN fournit un socle commun, souverain, qui s’insère sous les stratégies commerciales du Canada et les rend opérationnelles.
Fondé sur les normes, validé pour la confiance
Depuis le premier jour, TPTN a été construit pour respecter la barre qui compte le plus pour une infrastructure publique : la confiance.
À l’aide du cadre CAN/DGSI 104:2024, nous avons réalisé une auto-évaluation détaillée du plan directeur de TPTN, qui a reçu une cote A+ du Conseil de gouvernance numérique. L’architecture est alignée sur la Loi type de la CNUDCI sur les documents transférables électroniques (MLETR), ainsi que sur les exigences canadiennes en matière de confidentialité et de résidence des données. Elle est donc prête à répondre aux attentes réglementaires à l’entrée en phase pilote.
La gouvernance n’a pas été ajoutée après coup : elle est intégrée dès la conception. Conformité juridique, auditabilité, résidence des données, contrôle humain — tout est bâti dans l’architecture.
Ce niveau de validation en phase de plan directeur est encore rare. La plupart des systèmes sont déployés puis adaptés plus tard aux normes émergentes. TPTN fait l’inverse, offrant aux décideurs et aux exportateurs une assurance que l’infrastructure respecte les règles dès le départ.
Du plan directeur au prototype fonctionnel
TPTN n’est plus seulement un schéma.
Un prototype cliquable a été réalisé avec un partenaire d’innovation québécois, et nous préparons maintenant des tests structurés avec des exportateurs et des intervenants gouvernementaux. Ce n’est pas une présentation PowerPoint — c’est un prototype fonctionnel qui entre dans un processus réel de validation terrain.
Le prototype démontre déjà des flux essentiels, tels que :
l’accueil d’un nouvel exportateur ;
l’accompagnement pour la classification des produits et l’état de préparation à l’exportation ;
la génération de documents clés dans des formats structurés et réutilisables ;
l’affichage des risques et exigences propres à chaque corridor grâce à des « agents commerciaux » IA.
La prochaine étape vise la validation en conditions réelles : observer comment les exportateurs et les responsables publics interagissent avec le système, où il fait gagner du temps, où il réduit les risques, et où il doit être peaufiné.
Ce que cela signifie concrètement
Prenons un exemple : une entreprise québécoise de transformation alimentaire souhaitant vendre dans plusieurs marchés de l’ASEAN.
Aujourd’hui, elle peut passer des semaines à chercher des réponses aux questions suivantes :
Quels codes SH s’appliquent ?
Quels accords de libre-échange sont réellement utilisables et selon quelles conditions ?
Quelles exigences phytosanitaires et d’étiquetage varient selon le pays ?
Quels documents sont requis pour les douanes, les autorités sanitaires et les acheteurs — et sous quels formats ?
Avec TPTN, tout cela devient :
L’exportateur s’inscrit et téléverse une liste structurée de produits.
Un module assisté par IA suggère des codes SH avec explications et indicateurs de confiance — l’humain conserve la décision finale.
Le système vérifie les ALE applicables et signale les préférences tarifaires possibles ainsi que les règles d’origine.
Les exigences propres à chaque destination sont présentées sous forme de liste guidée, plutôt que sous forme de PDF dispersés.
Les certificats d’origine, factures commerciales et documents d’appui sont générés dans des formats conformes à MLETR, prêts pour l’échange numérique.
Ce qui nécessitait des semaines de recherche et des compétences spécialisées est compressé en un processus structuré et assisté par IA — avec contrôle humain à chaque point critique.
Voilà ce qu’on entend par infrastructure commerciale.

TPTN — une infrastructure souveraine, axée sur l’IA, au service des exportateurs, des partenaires logistiques et des institutions publiques
Accroître l’accès aux marchés grâce à des exportateurs canadiens pré-validés
L’un des plus grands obstacles pour les PME canadiennes n’est pas seulement d’exporter : c’est de trouver des acheteurs qualifiés et de gagner leur confiance.
Dans l’Indo-Pacifique ou en Europe, les acheteurs hésitent souvent à travailler avec de petits fournisseurs étrangers en raison de :
doutes sur la conformité ;
documentation incohérente ;
normes de produits peu claires ;
risques potentiels d’expédition ou de qualité ;
manque de références fiables.
TPTN s’attaque directement à cette friction.
Grâce à des processus normalisés d’onboarding, de vérification et de documentation, les PME bâtissent un profil de confiance numérique. Chaque document conforme, chaque déclaration structurée, chaque enregistrement signé contribue à un signal de confiance reconnu à travers le réseau.
Le résultat ?Un bassin d’exportateurs canadiens pré-validés, reconnaissables par des acheteurs internationaux.
Un acheteur vietnamien ou allemand peut rapidement voir :
que l’identité de l’exportateur a été vérifiée ;
que la documentation est produite dans des formats normalisés ;
que les classifications et déclarations suivent des flux de travail fiables ;
que l’entreprise utilise une infrastructure numérique souveraine, alignée sur les normes publiques.
Résultat : une réduction significative du risque perçu et l’ouverture de marchés qui auraient autrement exigé des années d’efforts.
TPTN n’est donc pas seulement un outil de facilitation du commerce — c’est un moteur de confiance. Et la confiance est la véritable monnaie du commerce mondial.
L’humain au cœur du système
L’IA est centrale dans TPTN, mais ne pilote rien en autonomie.
La plateforme est conçue autour du contrôle humain intégré :
L’IA propose — l’humain approuve.
Les signaux de risque sont exposés clairement.
Chaque étape automatisée est traçable et vérifiable.
Dans le commerce, les conséquences sont juridiques, financières et réputationnelles. Les exportateurs, courtiers et responsables publics ont besoin d’outils qui renforcent leur jugement, pas qui le remplacent.
Ici, la technologie a pour but de soutenir l’expertise, pas de la contourner.
Alignement — pas partenariat (du moins, pas encore)
TPTN a été conçu en tenant compte des politiques publiques canadiennes, mais ce n’est pas un projet gouvernemental.
Nous ne sommes officiellement partenaires d’aucun ministère — mais nous sommes en discussion active avec les acteurs fédéraux du commerce, du transport et des affaires étrangères afin d’explorer comment une infrastructure commerciale souveraine axée sur l’IA pourrait être testée et déployée.
Notre objectif est l’alignement, pas la présomption :
alignement avec les priorités de diversification des exportations ;
alignement avec les normes de gouvernance numérique et de cybersécurité ;
alignement avec les besoins pratiques des PME, des logisticiens et des institutions publiques.
Lorsque des organismes cherchent à transformer une stratégie en exécution quotidienne, TPTN est conçu comme la couche opérationnelle qui peut s’y greffer — sans remplacer leurs mandats existants.
Pourquoi cela compte pour les Canadiens
Toute cette histoire d’infrastructure se résume en réalité à quelque chose de simple : la vie des gens.
Lorsque seule une petite portion des PME exporte, cela crée :
moins d’occasions de croissance pour les entrepreneurs ;
une économie plus exposée aux risques de concentration ;
des communautés trop dépendantes d’un seul marché.
Lorsque la friction baisse :
plus de PME peuvent tester et entrer dans de nouveaux marchés ;
les emplois deviennent plus résilients ;
les familles bénéficient de revenus plus stables grâce à la croissance de leur entreprise.
TPTN vise ultimement à renforcer les communautés en favorisant des exportations résilientes — pour que les ambitions politiques deviennent des opportunités concrètes pour les entreprises qui composent le cœur de l’économie canadienne.
Le maillon manquant n’est plus manquant
Le Canada a besoin d’outils modernes pour le commerce. Nous en avons construit un — ici même — et nous le faisons maintenant passer par les étapes de test et de validation avant un déploiement national.
L’infrastructure commerciale souveraine axée sur l’IA de TPTN est :
architecturée selon les normes juridiques et numériques modernes ;
validée indépendamment pour la gouvernance dès la phase de plan directeur ;
déjà incarnée dans un prototype fonctionnel développé au Québec ;
positionnée, avec rigueur, pour appuyer les institutions publiques qui portent l’agenda commercial du pays.
Les stratégies sont en place. Les ambitions sont claires.
Il est temps maintenant de les connecter à l’infrastructure qui permet à chaque exportateur canadien d’y participer pleinement.
TPTN a été conçu pour être ce maillon manquant.
Pour en savoir plus
Pour une analyse complète de l’architecture souveraine et prête pour le gouvernement, visitez :https://www.tptnexus.com/fr/about-tptn-government-ready-ai-trade


